Hania Mroué directrice de la salle de cinéma Metropolis et de la société MC distributions se confie à nous entre deux rendez-vous.

Je suis à Cannes essentiellement pour trois choses : d’abord voir des films et déterminer lesquelles Metropolis pourrait accueillir ; ensuite promouvoir le Festival Ayam Beirut al cinéma’iya et identifier des films arabes et rencontrer des professionnels du cinéma arabe et enfin essayer de vendre et de promouvoir les films qui sont produits par Abbout productions et que notre société MC distributions distribue dans le monde entier.

Qu’en est-il de la production cinématographique arabe présentée à Cannes ?

Il n’y a pas de films arabes présentés à Cannes, c’est pour cela que la présence dans le marché grâce au Pavillon du Liban est très importante car c’est là où tu rencontres des gens.

Mais justement comment pouvoir rencontrer « the right persons » ?

C’est de plus en plus difficile. Nous on est là depuis une dizaine d’année donc on connaît plus ou moins les rouages de Cannes mais la marché a changé. Par rapport au cinéma arabe, il y a aujourd’hui les Festivals du Golfe qui sont en compétition entre eux et qui essayent d’arracher les meilleurs films qui deviennent leurs exclusivités. Il faudrait pourtant que les films puissent être vus dans plusieurs festivals. La bonne nouvelle c’est qu’il y a des fonds lancés cette année à Cannes, le Doha Film Institute et le fond Sanad de Abou Dhabi.

Sont-ils intéressés par les films libanais ?

Oui j’en suis certaine. A ce propos, j’invite tous les réalisateurs et les producteurs à aller parler de leurs projets. Ces fonds sont en train d’être promus et donc les organisateurs sont très ouverts.