Dimanche : la semaine s’achève, et le Festival aussi.

10 jours à œuvrer pour la promotion du cinéma libanais : mettre en relation les jeunes réalisateurs et d’éventuels producteurs et distributeurs, observer les pratiques de certains pays dont l’industrie cinématographique est plus développée, et faire connaître encore et toujours la vitalité du cinéma libanais auprès d’interlocuteurs variés, français et étrangers, publics et privés.
10 jours sur pied du matin au soir pour notre équipe, entre permanences au Pavillon libanais, rendez-vous divers, conférence, interviews, projections et soirées (très important pour tisser un réseau !), sans oublier les courses folles à travers le Palais du Festival et le Village International du Marché du Film pour que la visite du Ministre du Tourisme SE Fady Abboud soit parfaite du début à la fin.

10 jours intenses, dans cette bulle un peu coupée du monde qu’est le Festival de Cannes. C’est donc avec un certain soulagement de pouvoir reprendre une vie normale que nous accueillons la soirée de clôture (à 19h20 ce soir). Un soulagement teinté d’une légère tristesse, tant cette expérience est unique et forte. Le Festival de Cannes est un événement sans comparaison pour l’industrie cinématographique mondiale, qui rassemble chaque année pendant 10 jours des dizaines de milliers de professionnels du cinéma.

Pour le Liban, l’édition 2011 est globalement très positive, de par les partenariats tissés et le nombre de films sélectionnés. Alors que des premiers prix sont déjà décernés, Nadine Labaki a remporté le Prix François Chalais pour son deuxième long-métrage “Et maintenant, on va où ?”. La justesse des propos développés dans “Et maintenant, on va où ?” a su séduire le jury de ce prix qui “récompense chaque année durant le festival un film de fiction d’un auteur qui aura su au mieux capter la réalité du monde”. Un bonheur ne venant jamais seul, Nadine Labaki s’est également vu attribuer la Mention Spéciale du Jury œcuménique du Festival de Cannes. Ce jury, qui existe depuis 1974, “distingue des oeuvres de qualité artistique qui sont des témoignages sur ce que le cinéma peut nous révéler de la profondeur de l’Homme et de son mystère au travers de ses préoccupations, de ses déchirures comme de ses espérances”. Le prix “Un Certain Regard”, catégorie dans laquelle avait été sélectionné le film de Nadine Labaki a été attribué à deux films ex-aequo, Arirang (Kim Ki-Duk, Corée du Sud) et Halt auf freier Strecke (Andreas Dresen, Allemagne). Pour conclure cette 64e édition, un grand merci à toute l’équipe de 35mm de Beyrouth, sur place à Cannes et au Liban pour leur travail. A l’année prochaine sur le Festival, et à très bientôt sur www.35mmnews.com pour suivre l’actualité de l’industrie cinématographique libanaise !

(Photo : Les équipes cannoises de A 35mm de Beyrouth et de Toromoro Agency – Crédit photos : Toromoro Agency).

By Coline Houssais